Affichage des articles dont le libellé est En gros l'art. Afficher tous les articles
Affichage des articles dont le libellé est En gros l'art. Afficher tous les articles

dimanche 13 avril 2008

Sur la vague

'entends depuis des jours à la radio la chanson de Duffy, une jeune chanteuse qui surfe manifestement sur la vague Amy Winehouse.
Son tube, c'est un calque froid de la chanson Rehab. Là où Amy dit No, No, No, avec un contre rythme sulfureux, Duffy fait Yeah, Yeah, Yeah. L'ambiance de la chanson vise le même côté rétro, sauf que ça sent le studio ; c'est si froid qu'on ne peut oublier le studio.
Soyons clairs : je n'ai rien contre Duffy, même si je ne l'écouterais pas, mais ça me gonfle quand je l'entends portée aux nues car pour moi, c'est de l'ordre de la chansonnette.
je ne fais pas l'apologie des thèmes comme la drogue, abordé dans Rehab ; ce n'est pas la thématique qui donne à une chanteuse sa légitimité, mais je crois qu'Amy Winehouse aurait de la profondeur même si c'était elle qui chantait les niaiseries de Duffy.

lundi 19 novembre 2007

epuis que je suis en France, il y a des gens à qui je n'ai pas écrit ou fait signe alors que c'était dans mes intentions dès le départ.
Entre autres, ma prof de tai chi chuan et les gens de la salle de sport que je fréquentais en Belgique.

Ma prof, elle savait que mon départ en France était en projet, mais je ne lui ai pas dit au revoir, ni aux autres "taijika" du groupe.
Les gens de la salle de sport, je n'ai pas vraiment de contact "personnel" avec eux, mais pourtant j'ai apprécié la qualité de leur accueil, tout ce qu'il m'ont appris au niveau du sport, et l'ambiance, le cadre qu'ils créent et offrent à ceux qui fréquentent leur salle.
Depuis deux mois, je fais du sport presque tous les jours à la maison. C'est agréable, j'ai mon cadre à moi, mon rythme, des programmes télé, mon café, mon eau . . .
Mais je pense souvent à cette salle de sport. Etre avec les autres, un parmi les autres.

Je vais peut-être leur envoyer une carte postale, comme je le voulais !

* * *

J'avais déjà entendu la chanson d'Elodie Frégé intitulée "la ceinture". Et bon, je n'avais pas du tout accroché. Et puis, allez savoir pourquoi, hier je l'entends à la radio et je flashe. Je l'adore. Je l'écoute en boucle.
Pourtant, il y a une phrase que je ne peux m'empêcher de modifier mentalement à chaque écoute. elle chante : "Non, pas sur la bouche, je sais, je touche le fond du lac - Le temps des cerises est mort, le diable est dans le corps" et moi je veux que ce soit "le diable est dans le port". Pour moi ca veut dire la même chose, par le biais d'une image qui me convient.



Non, pas sur la bouche
même si c'est louche
puisque ma langue
a le goût de ta vertu
de ton honneur perdu

Non pas sur les lèvres
même si j'en rêve
même si je tremble
et bien que mon coeur soit nu
mon âme est revêtue
de pudeur et d'impudence
sans te faire offense
mieux ne vaut pas tenter sa chance
rien ne dure
au-dessus de la ceinture

Non pas sur la bouche
même sous la douche
même si c 'est dur
je te mordrai c'est promis
Tous les coups sont permis
Non pas sur les lèvres
même pas en rêve
à sang pour sûr
ou tu mangeras ton pain gris
mon coeur est endurci
Ne tire pas sur l'ambulance
garde la potence
Plus rien n'a plus d'importance
rien ne dure
au-dessus de la ceinture

Non pas sur la bouche
je sais je touche
le fond du lac
Le temps des cerises est mort
Le diable est dans le corps
Non pas sur les lèvres
Non c'est pas mièvre
C'est pas le trac
mais je préfère me donner crue
sans revers ni refus
Rendons-nous à l'évidence
tout est cuit d'avance
Mieux ne vaut pas tenter sa chance
Rien ne dure
au-dessus de la ceinture

Non pas sur la bouche
Je sais c'est louche
puisque ma peau
a l'odeur de ton odeur
au-dehors il fait chaud

Non, pas sur les lèvres
Jamais de trêve
Et pas d'assauts
Le bonheur est dans la pente
Entre le sol et le ventre

Entre l'oubli et l'oubli
Bel oiseau du paradis
Joue plutôt "jeux interdits"
Rien ne dure
Au dessus de la ceinture.


Mince alors, c'est encore une chanson de Benjamen Biolay.

mercredi 7 novembre 2007

Anne Sylvestre

Quand elle lui disait je t'aime
il prenait un air surpris
C'était l'évidence même
A quoi bon l'eut-elle dit
Quand elle insistait "regarde
Suis-je vraiment à ton goût ?"
A son expression hagarde
on l'aurait pris pour un fou
Et quand elle le secouait
Il lâchait d'un air distrait

Flou, je te vois flou
Je vois comme un brouillard partout
autour de tes yeux, de tes joues
et ton corps qui est en-dessous je ne le vois plus du tout
Flou, je te vois flou
Tu peux bien te pendre à mon cou
tu peux m'arracher des mots doux
Tu peux grimper sur mes genoux, je te vois flou


Elle lui disait "Ca m'inquiète,
tu me voyais bien pourtant
Il te faudrait des lunettes
Tu pourrais de temps en temps
me dire que je suis belle"
Mais ses yeux étaient restés
tout au fond de ses jumelles
où il était enlisé
Car en face il regardait
une autre qui s'en doutait

Flou, tu me vois flou
Et moi qui t'aime et qui l'avoue
je ris, je pleure, tu t'en fous
mais de la fille qui se joue
tu connais tout, tout, tout
Flou, tu me vois flou
Je peux me tatouer partout
je peux me teindre en acajou
je peux te faire un charme fou
tu me vous flou

Un jour pour que ça lui passe
elle partit s'installer
À la fenêtre d'en face
où il la vit s'exposer
mais sans plus la reconnaître
alors il la découvrit
cramponné à sa fenêtre
il la guettait jour et nuit
mais c'est elle qui pensa
en m'apercevant là-bas

Flou
je te vois flou
et moi qui croyais bien que nous vivions un amour à genou
tu es un homme comme tous ceux que je vois partout
flou, je te vois flou
y a quelque chose là-dessous
qui me chagrine un peu beaucoup
Où est passé mon amour fou
je le vois flou
Flou
On se voit flou
mais pourquoi se rouer de coups
pourquoi hurler comme des loups
si tu dis que ces jeux de fous ne changent rien pour nous
Flou
on se verra flou
et quand je ferai les yeux doux
toi tune seras pas jaloux
on pourra vivre tranquillou un amour flou, flou, flou
Flou, et voilà tout.




Je suis le centre du motif
Chaque fil est une tendresse
Chaque fil avec moi se tresse
me prend ce que j'ai de plus vif

Je suis le centre du motif
je suis le centre de la toile
En quelque lieu vient une étoile
en d'autre c'est un coup de griffe

Je suis le centre du motif
vous en ferez une dentelle
à condition que je sois telle
que vos rêves les plus hâtifs

Je suis le centre du motif
vous en ferez une rosace
Si je reste bien à ma place
et sans un abandon furtif

Je suis le centre du motif
je suis l'araignée prise au piège
l'âne qui tourne le manège
je suis l'égoïsme tardif

Je suis le centre du motif
maille si je me détricote
si je m'altère fausse note
si mon cœur est inattentif

Le tissage s'éraillera
se défera la belle ouvrage
peut-être alors serai-je sage
peut-être alors serai-je moi



Après que soit passée la fête
après dix années révolues
François dit à Mariette
Je crois que tu ne m'aimes plus
Je n'entends plus sonner ton rire
Tu ne m'attends plus comme avant
Tu n'as plus grand chose à me dire
Tu lis chaque soir trop longtemps

Sûr que ce n'est pas la fête, Mariette, Mariette
Sûr que ce n'est pas la fête,
la vie avec moi
Crois-tu donc qu'il soit facile
Ne fais pas l'imbécile
Crois-tu donc qu'il soit facile, François
D'avoir Mariette chez soi

Depuis longtemps, dis, Mariette
Longtemps tu ne m'as regardé
Dix ans après notre cueillette
tu t'endors de l'autre côté
Fatigué par les escarmouches
J'ai préféré ne plus lutter
Et si je n'ouvre pas la bouche
C'est pour te laisser ta fierté

Sûr que ce n'est pas la fête, Mariette, Mariette
Sûr que ce n'est pas la fête,
la vie avec moi
Crois-tu donc qu'il soit facile
Ne fais pas l'imbécile
Crois-tu donc qu'il soit facile, François
D'avoir Mariette chez soi

Mais je t'ai donné, Mariette
Toute la force de mes bras
J'ai travaillé comme une bête
Mariette, c'était pour toi
Le françois que je me rappelle
N'était pas ce tâcheron-là
Il avait des mains d'hirondelle
Il savait me parler tout bas

Sûr que ce n'est pas la fête, Mariette, Mariette
Sûr que ce n'est pas la fête,
la vie avec moi
Crois-tu donc qu'il soit facile
Ne fais pas l'imbécile
Crois-tu donc qu'il soit facile, François
D'avoir Mariette chez soi

Mariette dans ma mémoire
avait des réveils lumineux
Son rire au soleil venait boire
le vent dansait dans ses cheveux
Jour après jour la vie nous use
Nous pousse chacun d'un côté
François, déjà ça ne m'amuse
plus beaucoup de me réveiller

Sûr que ce n'est pas la fête, Mariette, Mariette
Sûr que ce n'est pas la fête,
la vie avec moi
Crois-tu donc qu'il soit facile
Ne fais pas l'imbécile
Crois-tu donc qu'il soit facile, François
D'avoir Mariette chez soi

Il vient tant de gens par la porte
se réchauffer à vote feu
Ce n'est pas que la flamme soit morte
C'est qu'ils en ont laissé bien peu
Il vient tant de gens qui vous blessent
et qui vous mangent votre temps
Que s'effiloche la tendresse
que s'indiffèrent les amants

Sûr que ce n'est pas la fête, Mariette, Mariette
Sûr que ce n'est pas la fête,
la vie avec moi
Crois-tu donc qu'il soit facile
Ne fais pas l'imbécile
Crois-tu donc qu'il soit facile, François
D'avoir Mariette chez soi

Regarde-moi, j'ai les yeux tendres
Je m'appelle Mariette, et toi?
Moi, je n'en pouvais plus d'attendre
Je m'appelle toujours François
Nous fermerons un peu la porte
Nous mettrons du bois sur le feu
et si la flamme n'est pas morte
'fera bien assez chaud pour deux

Même si ce n'est pas la fête, Mariette, Mariette
Même si ce n'est pas la fête
La vie avec moi
Même si ce n'est pas facile
Ne fais pas l'imbécile
Même si ce n'est pas facile, François
d'avoir Mariette chez soi
d'être Mariette et François




Trois extraordinaires chansons d'Anne Sylvestre que j'ai redécouvertes cette nuit.


lundi 15 octobre 2007

Le Mariage de mon Meilleur Ami


ier, j'ai revu cette comédie avec Julia Roberts.
Oui, sur France 2.


Bon, ça a un peu vieilli, mais quand même, j'ai apprécié.
Il faut dire que dans ce film, un peu comme dans Muriel, du même réalisateur, les hommes n'ont que peu d'importance. Ils sont des enjeux, mais plutôt inodores, incolores.
C'est une histoire de femmes.

Alors, c'est vrai que somme toute, c'est une comédie gentillette, pas extraordinaire, si ce n'est à un détail près : la scène du restaurant, vers la moitié du film.

Julia Roberts veut conquérir son meilleur ami avant que celui-ci ne se marie. Son (autre) meilleur ami, homo, est venu à la rescousse, et par un concours de circonstances, se fait passer pour le fiancé de Julia Roberts. A cette occasion, alors qu'ils sont attablés dans un bon restaurant avec toute la famille de la future mariée, le faux fiancé de Julia Roberts raconte leur rencontre et dans son récit intervient la chanson I'll Say A Little Prayer, qu'il commence à fredonner, et peu à peu, c'est tout le restaurant qui la chante. Les demoiselles d'honneur font les choeurs, un cousin s'est mis au piano...
Cette scène est assez psychédélique. La narration y fait une petite incursion dans une autre dimension, et cela me fait croire que sans doute, avec la même histoire de base, le même réalisateur aurait pu faire un vrai film d'auteur.

dimanche 8 juillet 2007

Soirée DVD

Ce soir, on a maté "ne le dis à personne", le film de Guillaume Canet.
J'avais lu une mauvaise critique, malgré le succès du film. Quelqu'un qui disait que Canet avait tout faux, qu'il faisait du cinéma français un cinéma à scénario, et qu'à ce titre il était tout à fait inintéressant.
Merci de votre opinion, ben moi j'ai bien aimé ce film. Il est bien plus fluide que la plupart des films "à scénario" américains ; il a vraiment une identité française. Et puis il est bien meilleur que la plupart des films français qui remplissent les salles. Alors quoi ?

La traversée des fleurs, récurrente au long du film, me fait penser au voyage de Chihiro. Subjectivement. Ca me fait une raison de plus pour apprécier le film, hein...

* * *

Qu'est-ce que je suis heureux d'être venu ici.
C'est vrai que j'ai quitté mon chez moi, ma vie, mes affaires et bla bla, et pourtant ce n'est pas compliqué.
Là ça fait presque un mois que je suis parti, c'est assez long pour avoir un aperçu des difficultés qui m'attendaient, pour quitter la vision idéalisée que j'avais avant de partir. Et donc ce n'est pas compliqué.
Et depuis peu, je comprends pourquoi. Enfin, en guise de compréhension, c'est comme des souffles de vent, tout à coup ça m'effleure.
C'est facile de partager la vie d'un autre foyer et de laisser derrière moi ce qui était ma vie. Parce que ce n'était pas ma vie.
Ce qui restait à moi, c'était de me cacher dans le noir, c'était le désordre que je ressentais quand j'étais seul, et qui regagnait du terrain autour de moi.
Le reste n'avait rien à voir avec moi, c'était des charges dont je m'affublais jusqu'à en faire mon identité.
Maintenant, j'ai parfois cette impression de vide. Sans tourment, je me sens déphasé, parfois. Mais surtout j'ai l'impression que ma vie recommence après une longue parenthèse.

vendredi 15 juin 2007

BLUESOUP GROUP / XL Gallery

Un coup de coeur. Une oeuvre vidéo et des photos lumineuses.

L'oeuvre vidéo, à droite des wagons de marchandise défilent à l'infini dans un sens sur fond de soleil couchant glauque, a gauche des wagons défilent dans l'autre sens sur fond de nuit glacée. Au centre, au sol, un paysage vu du ciel défile lentement, comme vu par la trappe d'un avion, et des colis largués à intervalles réguliers. Des sons inquiétants.

Des photos lumineuses, je n'en décrirai qu'une. Format panoramique, cadre rétro-éclairé. Une espèce de steppe avec de petites collines (ça porte surement un nom en soi), lumière froide. Le tout n'est pas forcément hostile, mais peu hospitalier. Et presque au milieu de l'image, une mariée et deux demoiselles d'honneur, de trois quarts dos.

C'était facile à apprécier.

Pour le reste, oui l'art est une question d'interaction.
Quand on est en rapport intense et intime avec tant d'oeuvres d'art dont certaines vous touchent d'une manière qui vous échappe, eh bien on devient irrationnel. Et donc, ce côté irrationnel s'exprime parfois violemment dans les interactions, humaines et autres.

Ma raison est passée au second plan. Il n'y avait plus que l'émotionnel arbitraire. Arbitraire parce que je l'étouffe, je veux le contrôle à tout prix, et l'émotionnel est trop fluide pour ça.

Si on avait des sous, là, peut être qu'on retournerait pour un deuxième jour au temple de l'art moderne, même si, paraît-il, l'édition 2007 est moins audacieuse que certaines des précédentes.

Qu'en diront les critiques ?

mercredi 13 juin 2007

ART BASEL

Demain nous allons à ART BASEL !!

Pour moi c'est une première. J'ai lu quelques articles sur ce qui s'y passe, et vu quelques images aussi, dans les magazines. Il parait que c'est gigantesque ; je suis super impatient.


En même temps j'ai une petite appréhension. Je ne suis pas un amateur d'art averti, et je redoute l'indigestion.
Il y a des années, j'ai visité le Musée Reina Sofía à Madrid, qui accueillait des oeuvres du Guggenheim de New York. Ma mère était ravie d'y découvrir et d'y redécouvrir des oeuvres qu'elle aimait. Quant à moi, je n'ai que peu vibré. J'étais perdu. Choqué. Déstabilisé par ces langages qui m'étaient si étrangers.


Depuis, j'ai gagné en assurance. Je ne crois plus qu'aimer des oeuvres reconnues soit une obligation. Je fais plus confiance à mon feeling, et je conçois que mon rapport à l'art ne compte pas tant que ça. Enfin, pour moi oui, ça compte, mais pas pour l'équilibre universel. L'art est comme tout le reste : il EST.
Oui, l'art compte sur son interaction avec le monde pour exister. C'est de ça qu'il s'agit. Mais ce n'est pas contraignant.
Il ne manquerait plus que ça.
Mamie BASEL,
les mamies ne lui disent pas merci
(il ne manquerait plus que ça)

vendredi 1 juin 2007

American Doll Posse

Le nouvel album de Tori Amos.
Je n'ai pas encore pénétré son essence. Je l'écoute avec plaisir. Pour l'instant j'ai un seul flash suprême : Bouncing Off Clouds. "We could be bouncing off the top of this cloud". On dirait le dernier mauvais tube d'indochine, sauf que c'est plein de peps, de grâce, la mélodie basique est absolument aérienne.
Et j'entends ça avec espoir. Comme si ...

Je regarde mes objectifs, et je me dis que je pourrais y être.

En plus cette chanson défie mon vertige. Comme si un peu d'espoir, c'était me dépasser.

Je sais qu'il y a plein d'autres bons morceaux sur cet album, mais c'est comme si je ne les entendais pas. Je souris à l'écoute de Programmable Soda, sans vraiment savoir de quoi ça parle.

A suivre... ...

mercredi 30 mai 2007

Sun Is shining / that 70s show

Il faisait froid hier matin. Je n'étais pas en avance, j'ai filé sous la douche. Et puis après m'être savonné des pieds à la tête, il y a eu une coupure d'eau. J'étais comme une furie, je vous jure.

Après une journée normale, mais sans manger pour des raisons logistiques, je me suis rué sur mon repas du soir, suite à quoi j'ai commaté devant la télé, me suis endormi tôt et me suis levé tôt.

Voyons comment ça va être aujourd'hui ... !!

Avec à peine dix ans de retard, j'adore That 70s Show. C'est léger et stupide, et puis il y a Ashton Kutcher ;-) Je sais pas pourquoi, les beaux becs sont toujours plus craquants quand ils jouent les débilos.



Vous comprenez pourquoi j'écris rien ces jours-ci ?

lundi 30 avril 2007

L'homme de sa vie

J'ai vu ce film de Zabou Breitman.
Eh bien chapeau !

La photographie est superbe et tient lieu de narrateur. Un regard "neutre", un peu froid. repectueux. Un regard qui fait ressortir l'humanité des personnages.

Un plan ; la caméra est posée dans un coin de verdure. On voit entrer et sortir du champ un ballon, et des enfants qui jouent avec ce ballon.

Un autre plan, récurrent : un enfant regarde quelque chose au microscope. Sa main joue sur l'anneau de mise au point, et l'image du film devient floue, puis redevient nette. La caméra est donc comme un microscope, un simple observateur.

Et la narration est très belle.

Bernard Campan est épatant. Il joue bien !! les autres aussi, mais là ça m'a plus frappé. D'emblée, on oublie l'avoir déjà vu, on oublie ses autres rôles. Epreuve réussie.


Une ou deux longueurs, inévitable pour ce genre de film, mais franchement bien gérées.
Pour moi, un seul hic, c'est la scène de la femme qui pète les plombs quant à son rôle de mère. Trop décalé à mon goût. C'est la seule scène où on sente un personnage s'adresser à la caméra, à un public ; on sent que le texte a été écrit. Film d'auteur.

Quoi qu'il en soit, chapeau, Zabou Breitman.

mercredi 18 avril 2007

La Recherche du Nouveau Tsar

Julien a chanté Elvis.
Je trouve que c'est une redite par rapport à Like a Virgin la semaine passée.
Je suis fan de julien et ça me fait chier parce que c'est limite malsain. J'adore quand il chante de manière habitée. J'ai une faim dévorante de ces performances-là, parce que c'est tout ce que j'aime. Comme Amel, c'est son honnêteté, son courage, sa "naïveté" assumée, la fille qui donne vraiment toute son âme. Julien il est capable de ça.
Je suis d'accord avec Marianne James, elle m'a tiré les mots de la bouche. Il a pas besoin de jouer les comiques, les décalés. Enfin, c'est sympa aussi, mais c'est pas ça son défi. son défi, c'est A la faveur de l'Automne.
J'ai du mal à calmer ma frustration. Je lui en veux de ne pas m'avoir donné ce que j'attendais. de l'émotion pure.
C'est malsain ce sentiment.
Je lui en veux parce que moi je n'ai plus ce courage. Moi je n'ai plus les couilles de tout donner.
Je ne suis plus dedans.
Il y a des moments de grâce. c'est la seule chose qu'on n'obtienne pas par le travail. Cette honnêteté.
Jean-Louis Murat, parfois il me gonfle, mais il est totalement intègre. Au point que parfois j'aie pas envie de me prendre ça dans la gueule. "C'est l'amour qui passe, ses magnifiques chevaux....oooooh, c'est l'amour qui passe, au galop" C'est même pas la plus lourde à porter, mais ça implique de se fondre dans l'immensité, l'air, le ciel, les montagnes. Les étoiles. C'est l'ultime dilatation de l'âme qui est mon but, que je n'ose poursuivre.


Julien, en plus ça le rend beau quand il chante avec ses tripes. Tous les chanteurs deviennent beau quand ils donnent tout.
C'est dingue.
On est transcendé par "ça".

samedi 24 mars 2007

la fin d'un rhume, la fin d'une ère

Quand je suis enrhumé, mon homme trouve que je parle comme Kenny de South Park, et je crois qu'il n'a pas tort.
Aujourd'hui, je n'ai fait que dormir. J'étais en meilleure forme ce matin, et puis une cuillerée de sirop a suffi à m'assommer.

La fièvre, moi je l'aimais bien, quand tu me collais des angines, je voyais des dragons de chine s'agiter sur mon papier peint (Anne Sylvestre)

Ce soir, j'ai retrouvé des amis dans une chouette pizzeria, et puis on a bu un café chez eux. C'était sympa, une soirée relax et drôle comme je n'en avais pas connu depuis longtemps. Une simple bonne petite soirée.

Je ne sais pas si ce sont ces amis ou moi qui avons été différents. en tout cas c'était chouette.

* * *
J'écoute Nina Simone chanter "He's Got The Whole World In His Hands" et je sanglote. Pourquoi est-on encore tant soit peu malheureux ? Et si Dieu n'y pouvait rien ?
Tracy Chapman dit du paradis qu'il est ici sur terre, dans notre foi en l'espèce humaine, dans notre respect de ce qu'est cette Terre. Je trouverai ce paradis, même si je dois le bâtir pierre après pierre.

Je suis devenu un consommateur. Depuis que je ne chante plus, j'ai perdu la foi en ma propre bonté. Je ne crois plus que l'amour déplace des montagnes et ça ne me convient pas. Car oui, l'amour déplace des montagnes, et le meilleur moyen de le savoir, c 'est d'aimer à ce point.
Mais où est ma force, ma seule vraie force ? Où est cet amour sans borne ? A quoi me servent mes yeux, mes mains ?

Quand je parlerais les langues des hommes et des anges, si je n'ai pas l'amour, je ne suis qu'un airain qui résonne ou une cymbale qui retentit. Et quand j'aurais le don de prophétie et que je connaîtrais tous les mystères et toute la science, quand j'aurais toute la foi, jusqu'à transporter les montagnes, si je n'ai pas l'amour, je ne suis rien. Et quand je distribuerais tous mes biens pour la nourriture des pauvres, quand je livrerais mon corps pour être brûlé, si je n'ai pas l'amour, cela ne me sert de rien. (1 Corinthiens 13)

vendredi 16 mars 2007

Avec Grand Corps Malade, c'est fou, je suis partagé. Je n'adore pas, mon admiration n'est pas sans borne, mais ça me touche.
Son verbe ne m'intéresse pas en tant que tel, mais pour son effet de révélateur. Pour la manière dont il touche.

Donc oui je l'admire, et j'aime.
c'est bizarre. Très fluide en fait.

mercredi 21 février 2007

01 novembre 2006

Photow_91_bis


Photo_54_


Photow_143_

The night horses and the black mares steady themselves for the outcome, for the strange days upon us.
Tori Amos in Mother Revolution

Aujourd'hui ces mots sont aussi implacables qu'une étoile. The outcome. Rien ne me vient. I steady myself. C'est comme une cape qui habille tout.
Aujoud'hui j'ai mangé de la viande, et j'ai pensé à la vie de cet animal que je mangeais, et je me suis nourri de sa vie, de ses joies, de son regard, de sa mort. Et j'ai été reconnaissant.
Aujourd'hui, j'ai écouté Grand Corps Malade, avec tous mes a priori qui sont tombés. Et puis vient le moment où je me rends compte que je ne peux pas me nourrir exclusivement de la beauté des autres, de leur regard, de leur dignité.
Moi, mon quotidien, ma vie, c'est the outcome, et je m'accroche dans cette violence sourde, même si parfois je crois que je n'en peux plus.
Je me dis "c'est chimique, tes joies, tes peines" et je ne respecte pas mon humanité. Je me prends de haut, alors que je les vis, ces strange days, comme nous tous. ON est en plein dedans, là. On s'embrasse, on se prend la tête. On s'aime. On se fait du mal.

But what you didn't count on, was another mother of
a mother revolution.
Et je m'accroche à tes prophéties. Je crois que je peux me retourner. Ma révolution.
Mais la vérité est toujours ailleurs. Je me vois comme un vide à combler, je cherche le feu des hommes ou des artistes, et souvent quand je vois leurs limites, je les prends de haut comme moi.
Je voudrais que cette femme ne meure jamais. Son art est comme une prophétie. Plein de courage et de travail sans compter. Son souffle, ses lèvres, ses yeux chantent la vérité.

14 mai 2006

Rosa

Hier sur Tf1, Pascal Obispo parlait de sa chanson Rosa, qui parle de Rosa Parks, cette black américaine qui avait refusé de céder sa place à un blanc dans un bus, et derrière qui un grand mouvement pour les droits civiques s'est fondé.
Obispo a commis une maladresse impardonnable, qui semble montrer combien il est imbu de lui-même. Il a parlé de l'histoire de Rosa Parks comme d'un "joli prétexte" pour faire une chanson qui éduque les autres à sortir de l'ignorance et reconnaîter que la couleur de la peau ne devrait pas être une barrière entre les hommes. Alros que c'est ça chanson qui n'est qu'un modeste prétexte pour honorer la mémoire de cette femme admirable, et qui n'a pas eu besoin du petit Obispo pour entrer dans les livres d'histoire et à la postérité.