mercredi 27 juin 2007

Retour sur un incident anodin





Pour le détail de l'incident "photos" évoqué avant hier, merci de cliquer sur l'image ci-dessus !
Je tiens à préciser que les positions que je semble exprimer dans ce texte sont aussi farfelues que les situations évoquées. En d'autres termes, je ne tiens pas ces positions !
Que ce soit bien claiiiiiir, entre vouuuuus et moââââ :)

mardi 26 juin 2007

Secret Story - Erwan et Julien



La confrontation a eu lieu.
Moi toujours accroc, ça s'est passé entre mes deux candidats préférés.
Quand j'ai appris en direct que l'un des candidats voulait changer de sexe, j'ai lâché "c'est Erwan qui veut devenir une fille" et pour moi c'était une vanne, j'y croyais pas du tout. Je misais sur Marilyne, je croyais qu'elle voulait devenir une femme et que c'était pas encore fait...

Erwan, je le trouve trop super. Si j'avais été candidat, j'aurais rien capté parce que j'aurais été perturbé par le fait que je le trouve mignon, comme mec. C'était chouette d'entendre à la télé que la révélation de son secret l'avait libéré. J'imagine que son meilleur ami aussi est soulagé que cela se soit bien passé.

Et Julien, ben il a bien géré ça. Malgré une formulation blessante pour Erwan, en fait -- je ne sais pas si je m'en serais mieux sorti... Il a eu le courage de jouer le jeu selon les règles, sans s'abriter derrière celles-ci. Je crois qu'il a été présent pour Erwan dans l'épreuve, peut-être avec plus de sincérité que les autres, dans la mesure où il se sentait impliqué, voire responsable.

lundi 25 juin 2007

Kamikaze




Ce drapeau est à peine stylisé
par rapport à ce que le soleil fait parfois.






Le prix de cette photo, c'est que le voisin d'en face a débarqué 15 minutes plus tard, tel une furie, voulant savoir de quel droit je photographiais ses fenêtres depuis mon balcon.
(Les fenêtres en question sont en-dessous du cadre de cette photo ;-) )

Rien à voir, ci-dessous

dimanche 24 juin 2007

Secret Story

Hier, la première du nouveau reality show sur TF1.
Moi, attiré comme une mouche par du miel, je n'en ai pas manqué une goutte.

Alors que dire, hein ?
Les candidats assez sympa, sauf Gabriel, complice de la prod au sein de la maison. Evidemment, c'est un rôle dur à assumer.
De super belles filles, tout partout.
Le plus jeune candidat, Erwan, semblait faire tache dans le tableau. Parce que c'est le plus jeune, et sans doute le moins favorisé socialement.
Lui son secret, c'est qu'il est né fille et se sent garçon. Et franchement c'est un garçon, tout charmant et attachant de fragilité, mais un garçon.
J'étais dérouté que son meilleur ami, interviewé par Benjamin Castaldi, semble froid, les dents serrées un peu.
Mais une fois le secret d'Erwan révélé, je comprends mieux. Il s'inquiète pour son pote et en veut à Endemol de faire ses choux gras sur le dos d'une histoire humaine. Sans doute.

Enfin, Erwan, on te souhaite beaucoup de chance, et que cette émission te donne l'argent nécessaire pour tes opérations. Et qui sait ? peut-être faire avancer les choses dans les mentalités ?

Alors TF1, sûrement pas par hasard, a diffusé juste après l'émission, un épisode de New York Unité Spéciale sur l'histoire tragique d'un transsexuel, qui à la fin de l'histoire, termine à l'hôpital, dans un état critique suite à un viol collectif. Encore une fois, les "hors normes" en général peuvent être présents dans les médias à condition d'avoir une fin malheureuse. On prétend poser des questions pour faire changer les mentalités, mais pour ne fâcher personne, pas même les plus conservateurs, on donne les hors normes en charpie à des prédateurs qui représentent nos propres instincts les plus noirs, nos peurs les plus sordides.
Bref.
Quant à Erwan, j'ai bien confiance pour que son histoire démente cette règle. Et quitte à me répéter, on lui souhaite plein de bonheur.

Alors parmi les autres candidats au jeu, il y a Maxime. Et moi de but en blanc je suis sûr qu'il s'agit de Maxime Leconte, le fils du tennisman. Une ressemblance physique, et une rapide recherche Google semblent confirmer mon impression.
J'ai rien contre ce gars, rien pour non plus, hein.

Les jumelles qui sont en fait des triplées ont bien sûr suscité mon intérêt. C'est super fun comme défi, et pour moi c'est le plus gros suspens de l'émission.
Et puis elles sont mignonnes et drôles.

Bon.
Les mecs sinon, rien à en dire. Des bourrins de première, sympa, d'acc, mais bourrins.
Sauf l'amateur d'art, qui est probablement l'escort boy (???) ou bien qui a perdu 50 Kg ? . . . Pas évident à dire. Il est charismatique et beau gars, alors forcément j'aurais tendance à dire n'importe quoi.

Le détail amusant, Benjamin Castaldi, au début du programme, était surexcité et parlait avec une petite voix super aigüe. Il a fallu plusieurs minutes pour qu'il retrouve son timbre habituel.
C'est mignon Benji!
Yo.

Chez les filles, ma préférée c'est Tatiana, la belle blonde extravertie. Parce qu'elle joue le jeu des médias, et semble avoir une approche saine du jeu avec les autres candidats, "ses partenaires" comme elle les a désignés.

Voilà pour aujourd'hui.

lundi 18 juin 2007

Ah oui, et aujourd'hui j'ai fait une tarte aux pommes sur fond de crème pâtissière.
Pas encore gouté.
Suspens, suspens . . .

Le monde merveilleux de la téléphonie

Rien de particulier, si ce n'est que j'ai enfin mon numéro de portable français.
Aujourd'hui je me suis cru malin d'acheter une super recharge, plein d'heures d'appel pour presque rien, valable sur le réseau de cet opérateur et sur les fixes en France. J'ai juste fait l'impasse sur le fait que je n'ai presque aucun numéro français dans mon répertoire, et encore moins de fixes en France.

La solution : me faire plein d'amis d'ici deux semaines !!!!

Yo par contre, c'est super de savoir que je peux appeler mes amis, ma famille, et surtout recevoir des appels. C'est top !

Pour l'emploi, rien n'a encore bougé. Une seule annonce intéressante cette semaine ; et moi je suis super impatient, au moins de pouvoir postuler à plein d'endroits. Parce que j'ai un super CV !!

vendredi 15 juin 2007

BLUESOUP GROUP / XL Gallery

Un coup de coeur. Une oeuvre vidéo et des photos lumineuses.

L'oeuvre vidéo, à droite des wagons de marchandise défilent à l'infini dans un sens sur fond de soleil couchant glauque, a gauche des wagons défilent dans l'autre sens sur fond de nuit glacée. Au centre, au sol, un paysage vu du ciel défile lentement, comme vu par la trappe d'un avion, et des colis largués à intervalles réguliers. Des sons inquiétants.

Des photos lumineuses, je n'en décrirai qu'une. Format panoramique, cadre rétro-éclairé. Une espèce de steppe avec de petites collines (ça porte surement un nom en soi), lumière froide. Le tout n'est pas forcément hostile, mais peu hospitalier. Et presque au milieu de l'image, une mariée et deux demoiselles d'honneur, de trois quarts dos.

C'était facile à apprécier.

Pour le reste, oui l'art est une question d'interaction.
Quand on est en rapport intense et intime avec tant d'oeuvres d'art dont certaines vous touchent d'une manière qui vous échappe, eh bien on devient irrationnel. Et donc, ce côté irrationnel s'exprime parfois violemment dans les interactions, humaines et autres.

Ma raison est passée au second plan. Il n'y avait plus que l'émotionnel arbitraire. Arbitraire parce que je l'étouffe, je veux le contrôle à tout prix, et l'émotionnel est trop fluide pour ça.

Si on avait des sous, là, peut être qu'on retournerait pour un deuxième jour au temple de l'art moderne, même si, paraît-il, l'édition 2007 est moins audacieuse que certaines des précédentes.

Qu'en diront les critiques ?

mercredi 13 juin 2007

ART BASEL

Demain nous allons à ART BASEL !!

Pour moi c'est une première. J'ai lu quelques articles sur ce qui s'y passe, et vu quelques images aussi, dans les magazines. Il parait que c'est gigantesque ; je suis super impatient.


En même temps j'ai une petite appréhension. Je ne suis pas un amateur d'art averti, et je redoute l'indigestion.
Il y a des années, j'ai visité le Musée Reina Sofía à Madrid, qui accueillait des oeuvres du Guggenheim de New York. Ma mère était ravie d'y découvrir et d'y redécouvrir des oeuvres qu'elle aimait. Quant à moi, je n'ai que peu vibré. J'étais perdu. Choqué. Déstabilisé par ces langages qui m'étaient si étrangers.


Depuis, j'ai gagné en assurance. Je ne crois plus qu'aimer des oeuvres reconnues soit une obligation. Je fais plus confiance à mon feeling, et je conçois que mon rapport à l'art ne compte pas tant que ça. Enfin, pour moi oui, ça compte, mais pas pour l'équilibre universel. L'art est comme tout le reste : il EST.
Oui, l'art compte sur son interaction avec le monde pour exister. C'est de ça qu'il s'agit. Mais ce n'est pas contraignant.
Il ne manquerait plus que ça.
Mamie BASEL,
les mamies ne lui disent pas merci
(il ne manquerait plus que ça)

samedi 2 juin 2007

Une soirée

Ce soir, après un repas oriental en famille, durant lequel un beau serveur nous a dressé tout exprès une table en terrasse et une danseuse du ventre très classe a égayé l'atmosphère, l'Inspecteur Féerick s'est lancé à la poursuite d'un renard sur l'immense parking d'un hypermarché bien connu.
La nuit naissante était fraiche et la brise bienveillante.


* * *


Cette nuit, au lieu de dormir, j'ai emballé et vidé ma chambre. J'avais envie que ce soit fait pour que demain sur Skype, je ne dise pas à mon homme "Oh je n'y arriverai jamais, il y a encore ça et ça, et encore ça", mais plutôt "Waaaah, regarde la chambre, c'est pas mal hein ?"
Ca le changera un peu.

Et puis peu à peu, en travaillant, je me suis mis à penser à mon médecin, et ça s'est mis à tourner et à retourner dans ma tête. Une bonne partie de ce qui me travaille est subjectif, ce sont des choses qui ne m'ont pas plu, tout simplement. Par contre, il m'a interrogé sur les projets de mon frère, puis a poussé un soupir consterné en me disant: "si vous avez décidé de cesser votre activité [votre frère et vous], j'imagine que vous savez ce que vous faites". Et je trouve ça complètement déplacé de la part de Monsieur Distance-Médicale, aka Monsieur Je-Vous-Recadre-Dès-Qu'on-Sort-Du-Strict-Cadre-Médical. Surtout si, suite à cela, il est beaucoup moins sympathique avec moi, ne prend plus la peine de répondre à certaines de mes questions, et me refait le coup de la distance professionnelle en me faisant comprendre que si je suis trop feignasse pour ne plus être un gros tas, lui (qui n'est que médecin) sera forcé de me médicaliser.
Et depuis lors j'ai envie de lui rentrer dans le lard, au point de vouloir prendre rendez-vous exprès pour ça.

Je dois faire attention à mon humeur et à mes fixations.

Après tout, pourquoi les jugements personnels d'un con m'affecteraient-ils ? Ai-je besoin de l'approbation de tout le monde, ou à défaut d'avoir le dernier mot ? Ce n'est pas économique.
Le plus puissant est toujours celui qui a le plus d'énergie. Il ne faut donc pas la gaspiller (si on rêve de puissance).

Sur ce, bonne "nuit".

vendredi 1 juin 2007

American Doll Posse

Le nouvel album de Tori Amos.
Je n'ai pas encore pénétré son essence. Je l'écoute avec plaisir. Pour l'instant j'ai un seul flash suprême : Bouncing Off Clouds. "We could be bouncing off the top of this cloud". On dirait le dernier mauvais tube d'indochine, sauf que c'est plein de peps, de grâce, la mélodie basique est absolument aérienne.
Et j'entends ça avec espoir. Comme si ...

Je regarde mes objectifs, et je me dis que je pourrais y être.

En plus cette chanson défie mon vertige. Comme si un peu d'espoir, c'était me dépasser.

Je sais qu'il y a plein d'autres bons morceaux sur cet album, mais c'est comme si je ne les entendais pas. Je souris à l'écoute de Programmable Soda, sans vraiment savoir de quoi ça parle.

A suivre... ...

mercredi 30 mai 2007

Sun Is shining / that 70s show

Il faisait froid hier matin. Je n'étais pas en avance, j'ai filé sous la douche. Et puis après m'être savonné des pieds à la tête, il y a eu une coupure d'eau. J'étais comme une furie, je vous jure.

Après une journée normale, mais sans manger pour des raisons logistiques, je me suis rué sur mon repas du soir, suite à quoi j'ai commaté devant la télé, me suis endormi tôt et me suis levé tôt.

Voyons comment ça va être aujourd'hui ... !!

Avec à peine dix ans de retard, j'adore That 70s Show. C'est léger et stupide, et puis il y a Ashton Kutcher ;-) Je sais pas pourquoi, les beaux becs sont toujours plus craquants quand ils jouent les débilos.



Vous comprenez pourquoi j'écris rien ces jours-ci ?

vendredi 25 mai 2007

Un autre jour.
J'ai commencé à emballer mes affaires, pour ne pas m'y prendre à la dernière minute. Je n'ai préparé que six ou sept cartons, et je commence à m'inquiéter. Pas seulement de tout ce qu'il y a à emballer, mais aussi de tout ce qu'il faut jeter !!

Ce n'est pas si simple de jeter des choses, à l'heure actuelle. Les gars de la voirie sont tatillons.
et puis, est-ce moral ? Immoral ?
Quand je vois mes vieux trucs, j'aurais honte de les donner. C'est parce qu'ils sont pourris que je veux les virer, non ?

mardi 22 mai 2007


Me revoilà après un long silence.

Dans vingt jours je vivrai avec mon homme. Au début on sera vraiment à l’étroit et je n’aurai que quelques unes de mes affaires avec moi, mais ça ne m’inquiète pas. Je suis impatient d’y être, pour pouvoir continuer d’avancer.
Quitter le magasin où je travaille et cette maison familiale où je vis, c’est une grande page qui se tourne et un projet presque aussi vieux que moi qui se concrétise.
Vivre en France, mon rêve. Un pays plus contrasté. Un défi pour les images de ciels gris sous lesquelles je me suis construit, mais tous les cieux me parlent.




















Ce qui m’inquiète, c’est de parvenir à tout emballer pour que ce soit propre et prêt à être emporté quand on aura vraiment un chez nous.
Comme quoi on ne change pas, sur certains points :-p



jeudi 17 mai 2007

ma future maison / vanité





photo d'une oeuvre de W.K. (Totof)

dimanche 13 mai 2007

Poor Lonesome Cowboy

J'ai décidé de me tailler de chez moi, après un énième cambriolage. Marre de ne pas me sentir en sécurité, de mal dormir. Marre de beaucoup d'incohérences aussi.
J'ai donné ma démission au boulot, effective dans 17 ou 18 jours. Et en fait je ne sais pas encore où je vais aller. c'est tout à fait débile, ce genre d'impulsions, mais bon, c'est moi ça.

Alors de deux choses l'une, soit je trouve à me loger et c'est complètement la dèche financièrement, soit je squatte chez mon mec et ça fout la merde. Donc bon hein. On verra.

Si ça se trouve, demain je décroche un job génial dans un endroit génial et plus aucune de ces questions ne se poseront.

Bon et puis autour de moi, on croit que c'est bien pensé, bien préparé. Mais en fait non.
Ça va me faire drôle de tenir ma langue, pour une fois.

lundi 30 avril 2007

L'homme de sa vie

J'ai vu ce film de Zabou Breitman.
Eh bien chapeau !

La photographie est superbe et tient lieu de narrateur. Un regard "neutre", un peu froid. repectueux. Un regard qui fait ressortir l'humanité des personnages.

Un plan ; la caméra est posée dans un coin de verdure. On voit entrer et sortir du champ un ballon, et des enfants qui jouent avec ce ballon.

Un autre plan, récurrent : un enfant regarde quelque chose au microscope. Sa main joue sur l'anneau de mise au point, et l'image du film devient floue, puis redevient nette. La caméra est donc comme un microscope, un simple observateur.

Et la narration est très belle.

Bernard Campan est épatant. Il joue bien !! les autres aussi, mais là ça m'a plus frappé. D'emblée, on oublie l'avoir déjà vu, on oublie ses autres rôles. Epreuve réussie.


Une ou deux longueurs, inévitable pour ce genre de film, mais franchement bien gérées.
Pour moi, un seul hic, c'est la scène de la femme qui pète les plombs quant à son rôle de mère. Trop décalé à mon goût. C'est la seule scène où on sente un personnage s'adresser à la caméra, à un public ; on sent que le texte a été écrit. Film d'auteur.

Quoi qu'il en soit, chapeau, Zabou Breitman.

dimanche 29 avril 2007

... le chemin de la Terre est effacé de ma mémoire ...

Je viens de me rendre compte que le CV que j'utilise depuis quelques semaines contient des erreurs, y'a des mots manquants parce que je me suis planté en faisant mon PDF.
C'est n'importe quoi, mais d'un côté ça me rassure quant à l'absence de réponses...

J'ai fait du sport ces trois derniers jours, et je suis à jour dans mon ménage et mes lessives. Je trouve ça très agréable -- un îlot d'ordre dans une illusion de chaos. Mais peut-être est-ce l'inverse, mon "ordre" personnel est le chaos de l'arbitraire dans le grand ordonnancement de l'univers.

Ce soir, on a sonné à ma porte alors qu'il était déjà tard. Comme j'étais occupé je n'ai pas ouvert, mais voilà qu'on jette de petits cailloux contre ma fenêtre, avec de plus en plus d'insistance.
Je me faufile alors dans le noir des couloirs pour deviner deux silhouettes derrière la porte de la rue. Et j'entends deux voix de mecs, des voix inconnues.
Ils ont insité pendant un bon quart d'heure, limite excités.

Ca m'a mis mal à l'aise, si bien qu'une heure plus tard je tressaille encore au moindre bruit.

Vu la douceur de la nuit, les fenêtres ouvertes me permettront de tout entendre jusqu'au matin.

mercredi 18 avril 2007

La Recherche du Nouveau Tsar

Julien a chanté Elvis.
Je trouve que c'est une redite par rapport à Like a Virgin la semaine passée.
Je suis fan de julien et ça me fait chier parce que c'est limite malsain. J'adore quand il chante de manière habitée. J'ai une faim dévorante de ces performances-là, parce que c'est tout ce que j'aime. Comme Amel, c'est son honnêteté, son courage, sa "naïveté" assumée, la fille qui donne vraiment toute son âme. Julien il est capable de ça.
Je suis d'accord avec Marianne James, elle m'a tiré les mots de la bouche. Il a pas besoin de jouer les comiques, les décalés. Enfin, c'est sympa aussi, mais c'est pas ça son défi. son défi, c'est A la faveur de l'Automne.
J'ai du mal à calmer ma frustration. Je lui en veux de ne pas m'avoir donné ce que j'attendais. de l'émotion pure.
C'est malsain ce sentiment.
Je lui en veux parce que moi je n'ai plus ce courage. Moi je n'ai plus les couilles de tout donner.
Je ne suis plus dedans.
Il y a des moments de grâce. c'est la seule chose qu'on n'obtienne pas par le travail. Cette honnêteté.
Jean-Louis Murat, parfois il me gonfle, mais il est totalement intègre. Au point que parfois j'aie pas envie de me prendre ça dans la gueule. "C'est l'amour qui passe, ses magnifiques chevaux....oooooh, c'est l'amour qui passe, au galop" C'est même pas la plus lourde à porter, mais ça implique de se fondre dans l'immensité, l'air, le ciel, les montagnes. Les étoiles. C'est l'ultime dilatation de l'âme qui est mon but, que je n'ose poursuivre.


Julien, en plus ça le rend beau quand il chante avec ses tripes. Tous les chanteurs deviennent beau quand ils donnent tout.
C'est dingue.
On est transcendé par "ça".

samedi 14 avril 2007

cons / sommation

J'ai conscience de ce que les animaux qu'on mange sont des êtres vivants, mais ça ne m'inspire pas d'idée végétariennes. Par contre ce serait bien qu'on améliore les conditions de vie et de mort de ces animaux qu'on mange. Même pour nous ce serait mieux.

Je me demande comment on en est arrivé là. Une logique de profit d'une part et de consommation d'autre part, une logique extrême. et chaque jour dans ma cuisine, dans les magasins, j'ai mes oeillères et j'ignore sciemment la misère humaine qui est de moins en moins lointaine.


Il y a peu, j'ai fait ce rêve. J'étais dans un supermarché inconnu, et tout à coup je me sens oppressé, faible. je me rends compte que les gens autour de moi aussi ont soudain l'air faible. Ils sont pales, anémiques. Et le rayon est fortement incliné, c'est une côte abrupte, d'autant plus dure à monter qu'on est épuisé, affamé, hagard. et je suis pris d'une peur panique, il est urgent que je gravisse cette côte pour rejoindre une autre allée du magasin, en terrain plat, loin de la faim et de la misère. Dans cette allée où je suis encore, c'est chacun pour soi, parce qu'on ne peut plus faire autrement. en tout cas, moi je ne pense plus qu'à ma gueule, à sortir de là à tout prix. La lumière elle-même est blafarde, parce qu'on n'est plus personne, dans ce monde de consommateurs.
Et quand j'arrive enfin au sommet de cette côte, dans un rayon confortable, chaleureux, plein de bons bourgeois souriants, je suis aussi comme eux, et je passe mon chemin en ignorant de toutes mes forces le rayon en pente où l'on a si faim qu'on n'a plus de force, et je veux rentrer chez moi.


mercredi 11 avril 2007

Les jours passent avec leur lot de surprises.
Une naissance la nuit dernière.
J'ai fait quelques photos ces jours-ci.
A suivre ... :)